Notre histoire

Lancée en 2015 par le professeur Blanche Segrestin du Centre de Gestion Scientifique la Chaire Théorie de l’entreprise – Modèles de gouvernance & Création collective a pour but de mieux comprendre les conditions d’un engagement collectif dans des processus d’innovation, et les mécanismes permettant de relier création collective et équilibre solidaire entre les parties au service de l’intérêt général. L’objectif est de développer de nouveaux modèles de gouvernance et de nouveaux contrats collectifs, dans l’entreprise ou au-delà, pour stimuler l’innovation, la croissance et la création de valeurs partagées.

 

Les théories classiques de l’entreprise ont été à l’origine de codes de gouvernance et de principes de management, que la crise contemporaine et la mondialisation forcent à réinterroger. Au plan international, chercheurs et États explorent de nouveaux modèles d’entreprise prenant mieux encompte les diverses parties prenantes ainsi que la responsabilité sociale et environnementale (RSE).

 

Les travaux menés à MINES ParisTech, en liaison avec la chaire « Théorie et Méthodes de la Conception Innovante » (TMCI) et le Collège des Bernardins, ont connu un large écho en montrant que la refondation de l’entreprise doit s’appuyer sur un principe fondamental : dans les sociétés contemporaines, l’entreprise est un dispositif de création collective dont l’action appelle de nombreuses formes de solidarité privées, publiques ou communes à des acteurs sociaux divers.

 

Ce cadre théorique sera au centre des travaux fondamentaux de la chaire. Il devrait permettre :

  • de mieux expliquer les crises récentes en partant des décalages entre les cadres normatifs de gouvernance et les conditions contemporaines de l’innovation ;
  • d’accompagner les mutations actuelles des schémas de gouvernance, en contribuant notamment à de nouveaux cadres légaux et à de nouveaux modèles de solidarité.

 

Les travaux se dérouleront avec des entreprises et institutions partenaires. Au plan scientifique, ils se situeront en sciences de gestion et développeront des coopérations renforcées avec le Droit, l’Histoire et les approches socio-économiques.